Samenlevingsopbouw Brussel

Quelle approche substantielle et durable l’organisation adopte-t-elle pour lutter contre la pauvreté ?

Grâce à ses projets d’hébergement temporaire dans des immeubles inoccupés, l’ASBL Samenlevingsopbouw Brussel offre un peu de répit à des ménages à bas revenus pendant une durée de 3 à 4 ans. L’ASBL déniche les logements sur le marché locatif régulier, souvent (trop) coûteux.

Les familles paient une contribution minime, ce qui leur permet de reprendre leur souffle. Elles peuvent alors mettre de l’argent de côté en vue de s’installer dans un logement plus durable ou d’atteindre d’autres objectifs personnels en termes de formation, d’emploi,...

L’ASBL accompagne actuellement une vingtaine de familles.

 

Quels partenariats et méthodologies rendent ce projet unique en termes de lutte contre la pauvreté ?

Samenlevingsopbouw Brussel a conclu quelques contrats d’occupation temporaire de biens avec des sociétés de logement social (BinHôme et le Foyer anderlechtois) ainsi qu'avec des pouvoirs publics locaux (Anderlecht et Jette).

Un système d’épargne pour l’acquisition de propriété sociale a été mis au point avec le Fonds du Logement bruxellois. Les projets peuvent également bénéficier d’une aide financière supplémentaire octroyée par la Région de Bruxelles-Capitale.

Tant les projets d’hébergement temporaire que le système d’épargne sont des méthodologies reconnues et reprises dans le Code bruxellois du logement.

 

Comment l’organisation envisage-t-elle de relever les défis futurs en matière de lutte contre la pauvreté ?

Samenlevingsopbouw Brussel souhaite poursuivre l’affectation de bâtiments inoccupés à l’hébergement temporaire et expérimenter d’autres projets d’hébergement innovants et collectifs. L’organisation veut notamment construire, avec et pour des sans-abris, 8 logements mobiles et un espace collectif semi-public sur un terrain vague de Jette. Dans des immeubles de bureaux inoccupés, l’ASBL espère aussi réaliser en 2019 pas moins de 12 logements modulaires à panneaux avec de futures familles. La vie en collectivité permet d’élargir le réseau social des résidents et de créer de nouvelles formes de solidarité dans le quartier.